Geoffrey Oryema

OUGANDA | world africaine

 

Un artiste phare des musiques du monde, pilier du label Real world depuis les années 90s. Entre traditions africaines et modernité, entre acoustique et sons pop ou rock. Un citoyen du monde, artiste engagé, capable de chanter en français, anglais, swahili et atcholi. Le « Léonard Cohen africain ».

Photo de presse : #1

How long will it take
La Lettre


Un artiste phare des musiques du monde, pilier du label Real world depuis les années 90s. Entre traditions africaines et modernité, entre acoustique et sons pop ou rock. Un citoyen du monde, artiste engagé.
Geoffrey Oryema est né à Soroti, dans l'est de l'Ouganda. Enfant, il apprend à jouer de la Nanga (harpe à 7 cordes) et parcourt le pays avec sa mère, directrice de l'école nationale de danse. La vie de Geoffrey se tourne très tôt vers les arts. Il apprend à jouer de la guitare, de la flûte et du lukeme (piano à pouce à lames de métal). Mais dans le milieu des années 70, son père est nommé "Ministre des ressources de la terre et de l'eau" par Idi Amin Dada. Le climat politique se dégrade vite et les opposants sont éliminés. 
En 1977, le père de Geoffrey disparaît dans un accident de voiture très suspect. Geoffrey Oryema fuit alors l'Ouganda et arrive à Paris. C'est là qu'en 1989 un des organisateurs du festival Womad le découvre. Disque sur le label "Real World", participation au concert/ hommage à Nelson Mandela... A partir de là, tout s'enchaîne pour Geoffrey. Peter Gabriel, Brian Eno, Bob Ezrin... Il travaille désormais avec les plus grands.
Il chante en anglais, en acholi, en kiganda, en ingala et en français. Il s'accompagne pour créer sa musique de divers instruments typiquement africains, dont la kora, la nanga et le lukeme, mais aussi de guitare électrique et d'instruments rock. Dès son premier album (Exile 1990), il a rapidement connu un succès international avec Ye Ye Ye (générique du Cercle de minuit) ou encore Land of Anaka, co-écrit avec Brian Eno et dont Peter Gabriel assure les chœurs. La presse française et internationale l'a souvent dépeint comme un « Leonard Cohen africain ».

Son dernier album « From the Heart » est un réquisitoire contre l'enrôlement de force des enfants soldats dans les guerres tribales africaines. Une sortie française est programmée pour février 2012.

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Biographie par Michel Troadec :

Geoffrey Oryema est de retour

Vous avez remarqué combien certains noms de musiciens restent ancrés dans nos mémoires ? Comme celui de Geoffrey Oryema. Peut-être parce que l’artiste ougandais, exilé en France il y a plus de trente ans, a une lourde histoire. Peut-être parce que son folk africain, avec son album « Exile » sorti en 1990, arrivait alors à point nommé pour nous émouvoir. Peut-être parce qu’entendre chaque soir, à la télé, en générique de l’émission « Le cercle de minuit », son tube « Yé yé yé » a rendu son interprète inoubliable.

Toujours est-il qu’après l’avoir connu Normand dans les années 1990, l’avoir perdu de vue alors qu’il était devenu Parisien dans les années 2000, le revoilà enfin avec un nouvel album, son sixième, le premier depuis huit ans. Et il est Breton ! Geoffrey Oryema vit dans un hameau de bord de mer, près de Lorient. Il va bien, avec l’urgence de présenter de nouvelles chansons.

 

Une urgence d’autant plus grande qu’après avoir beaucoup tourné à l’international ces dernières années, il a un message à faire entendre. Cet album, « From the heart », enregistré à Moscou et en Angleterre aux studios Realworld, est vraiment né le 12 octobre 2010 à New-York, quand Geoffrey a chanté « La lettre » devant l'Assemblée générale de l'Onu. Il y montrait sa colère devant la tragédie des enfants-soldats. « Il fallait que ce message soit entendu dans cette enceinte mondiale car laisser faire est impardonnable », tance-t-il. Avant de préciser : « Oui, c’est ce drame qui m’a amené à écrire ce disque. Même si j’ai aussi composé des chansons d’amour car il est nécessaire de toujours garder espoir. »

 

À côté de sa « Lettre », réenregistrée en bonus à Lorient dans une version en partie en français, ou de « Bombs are falling », aux guitares électriques rugissantes, « From the heart » laisse de la place à des ballades, à de belles mélodies, à des rythmiques nerveuses, à des chœurs saisissants, à ce mélange entre acoustique et électrique toujours voulu par Geoffrey Oryema qui avoue lui même que cet album est le plus occidental de tous, le moins africain.

 

Geoffrey Oryema nous offre surtout le bonheur de retrouver ce chant unique, capable de monter très haut dans les aigus comme de descendre bas dans les graves, ce qui lui a valu le surnom de Léonard Cohen africain. Bref, il y a beaucoup de bons moments à saisir dans ce disque du retour. Et l’irrésistible envie de se dire que Geoffrey Oryema nous a manqué.

 

Geoffrey Oryema

« From the heart »Long tale recordings/La Mouche Prod

Distribution Coop Breizh

en concert exceptionnel le 3 février 2012 à L'Océanis à Ploemeur pour la sortie de l'album.

 

 

Discographie :

From the Heart 2009 Long Tale Recordings, Words 2004 Next Music, Spirit 2000 Sony Music, Night to Night 1996 Real World & Virgin, Beat the Border 1993 Real World & Virgin, Exile 1990 Real World & Virgin

Récompense:

Victoire De La Musique pour la meilleure musique de film pour ‘Un Indien Dans La Ville’.

Quelques concerts :

Womad festivals dans le monde - Reading, Barcelone, Usa, Australie, Sicile - , Sydney opéra House, Melbourne, Stade de Wembley (pour la libération de Nelson Mandela), L'Olympia Paris, Pratika Théâtre Moscou, Golden Mask Festival Moscou, Live 8 Eden Park et Edinburg, Carnegie Hall New York.

Et de nombreux événements humanitaires pour Amnesty International, la Rain forest Foundation, le Téléthon, Medecins sans Frontières.

Line up :
Geoffrey Oryema : voix, guitare, nanga, lukeme
Oceng Oryema : batterie, percussions
Chaek Sylla : guitare, sampler
David Jacob : basse
Adrian Chivas : choeurs
Edouard Ferlet : piano

www.geoffrey-oryema.com

 

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